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scénariste ou dessinateur : deux poids deux mesures

Certains disent que le dessin sert à “mettre en valeur” le texte. D'autres (Soutch), plus pragmatiques, font l'équation suivante : “un dessin peut être bon ou mauvais tandis qu'un scénario accrocheur est indispensable.”

Or, un “scénario accrocheur” se résume souvent à une histoire courte amusante, qui fait sourire, ou originale…bref, une histoire plus ou moins “distrayante”.

Il est évident que dans le camps d'en face, pour les dessinateurs amateurs, on a vite l'air a coté de la plaque avec nos longues histoires chiantes…

Mais il faut nous comprendre ; nous aimons la musique davantage encore que les paroles…

Si on a globalement tendance à considérer le scénario comme prioritaire, c'est parce que celui-ci provoque un effet “immédiat” chez le lecteur. Le dessin quant à lui provoque un effet plus “subliminal”, il commence par chatouiller la rétine du lecteur, puis il pénètre dans son inconscient, et ensuite il commence doucement à faire effet, comme une drogue. C'est un effet plus doux, plus difficile à saisir, que celui immédiat -et superficiel- d'une chute scénaristique.

95 commentaires

Dr_Folaweb a dit :

Raisonnement biaisé par un mauvais ciblage: une chute n'est pas une accroche. L'accroche peut se situer à bien des niveaux, pas dans une “chute”. La chute est sans doute à l'opposé même d'une accroche: on ne la trouve qu'à la fin d'un récit. Or, c'est en général par le début qu'on commence à lire, et c'est donc là que doit se trouver l'accroche, pour donner au lecteur l'envie d'aller plus loin. Pour l'accrocher, justement.

On trouve par exemple une forme de crochet dans le cliffhanger: un moment de suspens en bas de page incite le lecteur à tourner la page. C'est peut-être un peu “cheap”, mais ça marche, et cela fait partie de la boite à outils élémentaires du scénariste.

La caractérisation des personnages, une mise en situation immédiate (parfois en supprimant carrément la phase d'exposition), un thème d'actualité, autant d'aspects par lesquels un récit peut être accrocheur, qui ne se résument pas à “une bonne chute”.

À propos d'accroche, qui connait The 8-Page Rule que propose Brigid Alverson ?

• • •
C'est marrant que tu considères le scénario comme “immédiat” p/r au dessin. C'est plutôt l'inverse je pense: le dessin est ce qui se voit immédiatement, ce qui donne envie d'en savoir un peu plus, ou au contraire, de fermer immédiatement la bd. Alors que le scénario, lui, se découvre sur la longueur, et sur le long-terme: souvent, une relecture apporte de nouveaux éléments qui approfondissent encore ce qu'on a pu comprendre jusque là de l'histoire.

29 nov 2009

woulouf a dit :

Bizarre, j'aurais dit le contraire: quand je feuillette une BD (ou un webcomics), je suis d'abord accroché par le graphisme et c'est seulement ensuite que je m'intéresse au scénario. Et, à mon avis, je suis pas le seul. Quand tu lis les commentaires sur des sites tel que BDA ou Café-salé, 99% concernent le graphisme et pratiquement personne ne s'intéresse au scénario. On peut le regretter (moi, en tous cas, je le regrette…) mais c'est ainsi.

29 nov 2009

woulouf a dit :

ah ben voilà: j'ai écrit mon commentaire en même temps que le Doc, et je vois qu'on est d'accord.

29 nov 2009

woulouf a dit :

Pour la 8-page rule, je suis généralement d'accord mais il y a un superbe contre-exemple sur ce site: le Projet 61 de Zazouza: au bout de 50 pages, on sait toujours pas ce qui se passe réellement, et pourtant c'est accrocheur.

29 nov 2009

Mac_Oneill a dit :

en meme temps , BDA ou Café-salé n'est pas composés de lecteurs … ce sont plus des gens qui s'interesse au graphisme et qui s'imposent ( apprentis ) critiques sur des problemes techniques , que des gens en quete de lecture ce n'est donc pas le meme public qu'on trouve par exemple en librairie ^^

30 nov 2009

Gipo a dit :

C'est plus alternatif, je pense : on est attiré par un dessin, on est retenu par un mélange harmonieux entre les deux et on y retourne grâce au scénario.

“Mélange harmonieux”, ça veut dire qu'un dessin un peu “simple” peut prendre beaucoup de valeur avec un scénario profond, et un dessin époustouflant peut rattraper la première lecture d'un scénario un peu léger (mais pas la seconde lecture, hélas, et pas sur un scénario réellement nul).

Et plus la BD est courte, plus cet équilibre est indispensable : le scénario doit être tout de suite efficace (et régulier sur la durée)… et le dessin (bon ou faussement naïf) doit être encore plus expressif.

EDIT :

guarana : “l'Art n'a pas pour fonction essentielle et première de “distraire”, me semble-t-il…” :

Moi, je suis persuadé que si (ceux qui pensent le contraire n'y voient qu'auto-psychologie introspective reportée sur une support matériel en cours de création… ce que je trouve très “autiste”). Or, “distraire” est l'une des fonctions sociales les plus nobles qui soient (ce que n'admettent pas les personnes dont auxquelles je causais précédemment, sinon elle ne le dévaloriserait pas ainsi. Et toc ! ^^).

30 nov 2009

Crazy_Cat a dit :

"guarana : “l'Art n'a pas pour fonction essentielle et première de “distraire”, me semble-t-il…” :

Moi, je suis persuadé que si"

+1 pour Gipo.

Sujet tout de même intéressant ( qui nous prouve itou que guanara à pas fini de partir des débats hahaha non c'est rien de négatif, je trouve ça plutôt intéressant en fait ).

On trouve par exemple une forme de crochet dans le cliffhanger: un moment de suspens en bas de page incite le lecteur à tourner la page. C'est peut-être un peu “cheap”, mais ça marche, et cela fait partie de la boite à outils élémentaires du scénariste.

Depuis toujours j'ai toujours tenter de me baser sur les cliff' pour faire progresser une histoire, sans dire que c'est une grande réussite je suis content de voir que ça fonctionne et que mes lecteurs se disent exactement ce que je veux qu'ils se disent, un artiste qui arrive à ermmm d'une certaine façon 'contrôler' ses lecteurs c'est génial! :)

À propos d'accroche, qui connait The 8-Page Rule que propose Brigid Alverson ?

Tiens, je connaissais pas, perso' je fais souvent en sorte que le lecteur ne comprend pas trop pour pas dire pas du tout au début pour progressivement mettre les éléments en place et progressivement lever le voile sur l'intrigue ( pour Uzi j'ai disons abrégé certain passages qui ont été retiré de la version actuel ), je penses pas qu'il y a es de recette unique et de façon de fonctionner très précise ( sinon ça serait un peu comme si ont sortait des romans tous écrit de la même façon ).

C'est marrant que tu considères le scénario comme “immédiat” p/r au dessin. C'est plutôt l'inverse je pense: le dessin est ce qui se voit immédiatement, ce qui donne envie d'en savoir un peu plus, ou au contraire, de fermer immédiatement la bd.

Qui est pas avant tout attiré par la couverture d'un album de b.d. avant l'histoire? ;) Je présume que si le dessins est moyen il vaut mieux bien monter son affaire rapidement et de façon claire pour accrocher le lecteurs rapidement. Perso. je suis attiré par le dessin en premier comme beaucoup, pourtant ( et je trouvais cela triste ) j'ai croisé certain projet au dessin douteux mais avec une intrigue bien bâti et qui aurait été bien présenté si le dessin avait mieux rendu. ^^;

Pour la 8-page rule, je suis généralement d'accord mais il y a un superbe contre-exemple sur ce site: le Projet 61 de Zazouza: au bout de 50 pages, on sait toujours pas ce qui se passe réellement, et pourtant c'est accrocheur.

Je pense un peu à Deo Ignito ( qui traine moins en longueur que Projet 61 par exemple ), qui traine l'intrigue en longueur sans qu'on sachent trop ce qui se passe, ce qui revient à ce que je dis plus haut, je penses que c'est du cas par cas.

en meme temps , BDA ou Café-salé n'est pas composés de lecteurs … ce sont plus des gens qui s'interesse au graphisme et qui s'imposent ( apprentis ) critiques sur des problemes techniques , que des gens en quete de lecture ce n'est donc pas le meme public qu'on trouve par exemple en librairie ^^

C'est ce qui m'as fait réaliser que le monde des graphiste/illustrateur est bien différent de ceux des gens en b.d… Eux ont pour but de présenter des images accrocheur et non pas à raconter d'histoire d'où sans doute ce désintérêt, 'nous' de raconter des histoires en se basant sur l'illustration et la composition de tout cela en empruntant du roman et du cinéma.

Je trouve aussi délicat de dire, dans un monde comme la b.d., de mettre le visuel d'un côté et le scénario de l'autre quand au finale une bonne b.d. est une symbiose des deux.

30 nov 2009

Gelweo a dit :

Je plussoie la symbiose ;)

C'est ce qui m'as fait réaliser que le monde des graphiste/illustrateur est bien différent de ceux des gens en b.d… Eux ont pour but de présenter des images accrocheur et non pas à raconter d'histoire d'où sans doute ce désintérêt, 'nous' de raconter des histoires en se basant sur l'illustration et la composition de tout cela en empruntant du roman et du cinéma.

Et pourtant sur certains forum pros, on m'a déjà critiqué de faire “trop de l'illustration” ;) (comme si le clivage au niveau du graphisme était si net… suffit de voir pourtant certaines planches de moebius)

(pour le sujet du scénario je donnerais mon avis plus tard… j'y vais sous peu)

30 nov 2009

Soutch a dit :

Guarana, lorsque tu cites quelqu'un, il vaut mieux laisser la phrase originale et ensuite “traduire”…

Soutch :
Un dessin peut être bon ou mauvais, si l'histoire/scénario est incohérent ou incompréhensible, c'est plus grave. Le scénario est tout aussi important voire plus que le dessin et est plus facilement critiquable. Tout le monde ne dessine pas mais tout le monde peut raconter une histoire ou simplement avoir un minimum de logique…

Et avec le lien vers la source si possible…

http://www.webcomics.fr/forum/topics/show/1080


D'accord avec les autres, c'est le visuel qui est immédiat par rapport au scénario. Comme un dessin simple est plus rapide à analyser qu'un dessin avec un décor fouillé, un gag est plus rapide à lire qu'une histoire de trente pages…

Guarana:
Il est évident que dans le camps d'en face, pour les dessinateurs amateurs, on a vite l'air a coté de la plaque avec nos longues histoires chiantes…

Une histoire peut être longue et intéressante.

30 nov 2009

Dr_Folaweb a dit :

…ou courte et chiante :)

30 nov 2009

guarana a dit :

Crazy cat, “Je trouve aussi délicat de dire, dans un monde comme la b.d., de mettre le visuel d'un côté et le scénario de l'autre quand au finale une bonne b.d. est une symbiose des deux.” oui mais tout de même, cette “symbiose” n'est pas évidente.

Une petite nuance concernant l'aspect immédiat du visuel ou du scénario. Moi, je parlais de “l'effet” provoqué. Bien sur, j'entend bien que “l'aspect” graphique au premier abord est immédiat…

Voici un exemple comme quoi le dessin joue un rôle, parfois, qui va au-delà du “fonctionnel” : si vous lisez un Astérix, le scénario est rigolo, accrocheur, Goscinny, etc.. Cette BD a connu/connait un grand succés. Si vous lisez un Lucky Luke, pareil, le scénario est d'une qualité équivalente, du même auteur, mais le succès fut moindre.

Pourquoi ? le dessin ! “regardez” attentivement un Astérix et vous verrez. Un véritable casse tête pour dessinateur. Le style d'Uderzo fourmilles de petit secrets de composition (genre sur des questions abstraites de mise en espace sur lesquelles ont dépense en vain des quantités d'energie). Alors que le style de Morris est beaucoup plus fonctionnel et moins esthétique.

Autre exemple ? Prenons Tintin : bien que travaillé, le scénar a veilli, les histoires sont chiantes, toujours des traficants d'opium démasqués par Tintin… Mais les albums continuent de se vendre. Pourquoi ? le dessin lui, n'a pas vieilli. Dans cet exemple, on peut presque dire que le scénario est un prétexte pour mettre en valeur les dessins. C'est un peu excessif comme jugement mais bon…

Bref, a l'inverse, si vous lisez un Garfield, les dessins sont foncionnels et servent à mettre en valeur le scénario, cela marche aussi… Le tout est de savoir de quel coté on se trouve, et plus précisemment de savoir si** la vraie valeur ajoutée **de votre projet réside dans le scénario (garfield, lucky luke, Gaston) ou dans les dessins (tintin, astérix, le marsupilami ^^) sachant que la frontière n'est pas clairement déterminé, bien sur…

Mais je vous vois venir avec le discours classique du genre : ce qui compte c'est les deux, un bon scénar avec des bon dessins. C'est trop facile à dire, et vous savez comme moi qu'a un moment donné, l'artiste doit savoir faire des “compromis”, il doit “canaliser”son travail, parce que sinon, quand on essaye de tout faire bien, on finit par tout faire mal. On est pas des surhommes ! En voulant tout faire bien, on se retrouve avec un projet “batard” qui ne ressemble à rien, comme le mien, avec un scénar pourri et des dessins pourris.

(mais bon, ne vous inquiétez pas, je travaille en top-secret sur un autre projet plus crédible)

30 nov 2009

Crazy_Cat a dit :

Une petite nuance concernant l'aspect immédiat du visuel ou du scénario. Moi, je parlais de “l'effet” provoqué. Bien sur, j'entend bien que “l'aspect” graphique au premier abord est immédiat…

Est-ce que j'ai ( ou pas ) parlé de l'effet ou de l'aspect, je dis que les deux sont lié ( doublement si tu parles de l'effet justement ), je vois pas trop la pertinence de me citer. :/

30 nov 2009

Crazy_Cat a dit :

Autre exemple ? Prenons Tintin : bien que travaillé, le scénar a veilli, les histoires sont chiantes, toujours des traficants d'opium démasqués par Tintin… Mais les albums continuent de se vendre. Pourquoi ? le dessin lui, n'a pas vieilli. Dans cet exemple, on peut presque dire que le scénario est un prétexte pour mettre en valeur les dessins. C'est un peu excessif comme jugement mais bon…

On voit que tu connais vraiment Tintin ( sarcasme ), ce genre d'analyse des travaux de Hergé reflète une certain ignorance.

Certe je sortirais le discours que tu as anticipé, mais je rajouterais que c'est pas parce que tu y arrive pas que c'est pas important. B)

Certain y arrive pourtant, alors arrêtez de me dire que un est important au déprimant d'un autre, foutaise!

30 nov 2009

Gipo a dit :

Faudrait pas oublier ce qu'il y a DANS le scénario !

Lucky Luke, ce n'est pas notre monde. C'est celui des fans de westerns américains (et italiens) des années 60/70. C'est donc relié à une autre culture : si celle-ci périclite, la BD qui s'en inspire périclite également.

Tintin est encore plus ancien avec une façon de raconter qui était moderne à l'époque mais qui a vieilli parce que la Culture Catho-scout n'est plus la nôtre. Les bons sentiments, les gags clownesques, c'est fini. Les enfants de notre époque trouvent tout ce qui a été créé à cette époque vraiment “bébé” par rapport à leur évolution personnelle au même âge. Regardez Lassy, Flipper, Zorro qui repassent à la TV ces temps-ci : ça ne marche plus qu'avant 8 ans. Alors que dans le temps, même les adultes s'y retrouvaient. Ceci dit, Tintin c'est quand même autre chose que ce que je résume là…

Alors que l'Astérix de Goscinny s'approprie l'âme même d'un pays, ou des problèmes sociaux éternels qui seront encore valables dans 100 ans (le Devin -> l'arnaque). Et si elle a un peu vieilli sur certains détails (“les congés payés ça se croit tout permis”), globalement, cette BD a toutes les qualités pour durer : des caractères bien formés, des héros qui ont des défauts, un humour de situation, une étude sociologique vaste et pointue, le tout écrit par un candide qui se sentait profondément français tout en découvrant notre pays vu de l'extérieur.

Tout ça pour dire que le dessin ne fait pas tout, même si c'est encore le meilleur moyen de capter et garder un grand nombre de lecteurs : “Les Tuniques bleues” dessinées par De Gieter ou Spiessert n'auraient jamais marché, par exemple…

Donc je ne suis pas d'accord sur le fait que Lucky Luke dépasse Astérix sur le seul critère du scénario. C'est le type d'histoire qui fait que ça plait au public ou non. Astérix dessiné par Morris et Lucky Luke par Uderzo auraient eu respectivement les mêmes chiffres de vente qu'aujourd'hui.

1 déc 2009

Johnney a dit :

Tiens alors Tintin a démasqué des vendeurs d'opium sur la lune, je savais pas ça…

1 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

+1 pour Johnney hahaha

Pour LL, Tintin et co' pas faux, ça revient à mettre notre opinion personnel sur les scénario ( et nos goûts ) pour justifier des arguments ce qui est une grave erreur. ^^;

Remarque je me mijotais ce sujet toute la journée et je me disais que par exemple que niveaux artistes ceux qu'on remarque le plus reste habituellement l'artiste et non le scénariste qui reste habituellement dans l'anonymat ( sauf certain cas tel Boulet qui trouve le moyen de ce mettre de l'avant même quand il est scénariste ), je penses entre autre à Guarnido, qui entend parlé du scénariste, pas grand monde hehe ( enfin, du moins de notre côté d'océan ^^; ). Ça mérite peut-être d'y penser, je sais pas.

1 déc 2009

Gipo a dit :

C'est vrai qu'on se rappelle plus d'un dessinateur exceptionnel qu'un scénariste exceptionnel. Ce dernier ne devient célèbre que sur la durée (pour les raisons évoquées ci-dessus : le dessin arrive en premier car plus instinctif). Mais il y en a beaucoup qui achètent sans hésitation les oeuvres d'un scénariste donné quel que soit le dessinateur : Goscinny, Greg, Charlier, Jean Van-Hamme, Trondheim, Arleston, Morvan… (que des scénaristes prolifiques, vous remarquerez…)

1 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Crazy cat, “Je trouve aussi délicat de dire, dans un monde comme la b.d., de mettre le visuel d'un côté et le scénario de l'autre quand au finale une bonne b.d. est une symbiose des deux.” oui mais tout de même, cette “symbiose” n'est pas évidente.

Attention: la symbiose est un troisième élément ici. Elle n'a rien à voir avec la “qualité” du dessin ou du scénario, puisqu'il s'agit de l'adéquation d'un dessin (bon ou mauvais) avec un scénario (bon ou mauvais), du mariage entre un dessinateur et un scénariste. Même une symbiose entre un dessin maladroit et un scénario bâclé peut être réussie, même si cela ne suffit évidemment pas toujours à faire une œuvre réussie 1.

La symbiose peut faire oublier la qualité d'un élément plus faible. Elle révèle peut-être alors des qualités insoupçonnées du dessin ou du scénario, qui n'étaient pas visibles avant que cette associations ne soit créée. Qu'est-ce qu'on a pas dit sur le dessin de Dave Gibbons pour Watchmen. Et pourtant, quel autre dessin aurait convenu ? L'œuvre aurait été différente. Un dessinateur, comme un scénariste ou un coloriste) n'est pas interchangeable avec un autre sans affecter l'œuvre entière, sans la transformer en autre chose. Si c'est le cas, alors cette symbiose est ténue, ou n'existe pas.

Qu'elle existe ou pas, cette symbiose n'est généralement pas un problème pour le lecteur. Se dit-on en lisant une bd “tiens, c'est untel qui aurait du dessiner ce scénario là à la place de machin” ? Mais un autre facteur joue côté lecteur: les œuvres qu'il peut voir en librairie ont été sélectionnées, et les éditeurs ont eu leur mot à dire sur cette symbiose: ils peuvent avoir réuni dessinateur(s) et scénariste(s), comme il l'auront généralement fait avec le(s) coloriste(s). Des essais sont fait, pour voir justement si le travail de l'un s'accorde avec le travail de l'autre. L'éditeur, plus expérimenté dans ces tentatives de mariage, est sensé produire de bonnes symbioses. Le lecteur ne voit donc pas une majorité de symbioses non-réussies.

La symbiose est un problème concret pour moi: en tant que coloriste, je dois m'adapter au récit d'un scénariste et au dessin d'un dessinateur. Et c'est loin d'être le plus gros de travail :) C'est la partie la plus agréable, et celle qui récompense le mieux. Mais on ne me choisi pas non plus au hasard, et je ne travaille sans doute que sur des œuvres sur lesquelles a priori mes couleurs s'accorderont, puisque chaque essai coûte à l'éditeur le prix d'une planche.

Des scénaristes travaillent parfois pour des dessinateurs particuliers. Dans ce cas, la symbiose est une problématique concrète pour eux aussi. C'est la cas en télé pour les séries, ou des scénaristes externes interviennent parfois, et s'adaptent aux canons de la série. C'est, en bd, le cas pour des reprises (Blake et Mortimer) ou des séries (Empire USA).

  1. Sauf peut-être avec le point de vue d'un amateur de nanars ?

1 déc 2009

Gipo a dit :

Ah oui ! La symbiose entre auteurs, c'est la même chose qu'un couple : un troisième élément est créé qui se nourrit des deux autres.

Mais je pense qu'il n'y a pas UNE seule symbiose possible qu'aurait détectée ou validée l'éditeur. La même BD dessinée en réaliste ou en semi-réaliste donnerait quelque chose de très différent tout en racontant la même chose… et sans que l'une soit forcément plus mauvaise que l'autre, par exemple.

PS : Blake et Mortimer ;)

1 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

PS: oups, corrigé. Merci.

1 déc 2009

Soutch a dit :

Le tout est de savoir de quel coté on se trouve, et plus précisemment de savoir si** la vraie valeur ajoutée **de votre projet réside dans le scénario (garfield, lucky luke, Gaston) ou dans les dessins (tintin, astérix, le marsupilami ^^) sachant que la frontière n'est pas clairement déterminé, bien sur…

Bizarre, Gaston et le Marsupilami avaient pourtant le même dessinateur de génie: Franquin.

En voulant tout faire bien, on se retrouve avec un projet “batard” qui ne ressemble à rien, comme le mien, avec un scénar pourri et des dessins pourris.

(mais bon, ne vous inquiétez pas, je travaille en top-secret sur un autre projet plus crédible)

J'ai parfois l'impression que “tout ceci” n'est qu'un prétexte pour te rassurer dans tes choix ou confirmer tes doutes… Vivement ton prochain projet alors. ;)

1 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

J'ai parfois l'impression que “tout ceci” n'est qu'un prétexte pour te rassurer dans tes choix ou confirmer tes doutes… Vivement ton prochain projet alors. ;)

Pas besoin d'être psy' pour constater ça. :P

Point de vue intéressant Folaweb et Gipo, j'avais jamais vraiment pensé à cela ainsi.

1 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Bonus: lisez donc la note de Boulet du 1er décembre, puis les premiers commentaires :)

1 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Ah ben là si c'est Boulet. :B

Déconne à part, j'aime ce com' : J'ai eu la chance d'étudier avec le scénaiste Pierre Christin qui m'a toujours expliqué qu'une idée de scénario n'était rien et que tout était dans le traitement qu'on lui donne.

1 déc 2009

Gipo a dit :

Je viens justement de faire le rapprochement entre ce que dit Boulet là et le webcomic “Projet 61” qui semble n'avoir encore rien dit en 56 planches, alors que ce premier chapitre (!) nous (m')a enchanté, pages après pages…

Mais l'idée de “symbiose” tourne dans ma tête depuis tout à l'heure… Je trouve que les éditeurs y attachent beaucoup trop d'importance : ils désirent l'auteur parfait avec un projet parfait ou le couple d'auteurs parfait. Et il faudrait que ça leur vienne tout cuit sur le bureau ! Je ne vois pas en quoi ils devraient s'interdire de proposer des mariages arrangés. Si l'ensemble ne convient pas, qu'au moins on puisse être jugé sur l'un des éléments seulement ! Hé bien non… c'est le bloc idéal ou rien du tout ! La symbiose a bon dos, à mon avis…

1 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Je trouve que les éditeurs y attachent beaucoup trop d'importance : ils désirent l'auteur parfait avec un projet parfait ou le couple d'auteurs parfait.

Pourquoi tu penses que j'ai en allergie les éditeurs, mais faut dire ( et à juste cause ) que un éditeur à pas le sens du risque et de l'expérimentation innée ( je rajoute ce dernier mot parce que il est arrivé certain moment qu'ils ont essayer de sortir des sentier battue ). Mais, bon c'est peut-être juste une impression que j'ai ( et certain accrochage avec certaine offre d'éditeurs ^^; )

1 déc 2009

guarana a dit :

Vraiment, ce Boulet est excellent. J'ai honte, je ne le connaissait pas. A propos des 8 pages rules, dommage qu'elles soient en anglais. A propos de Gaston/le marsupilami, c'est du même auteur, ce n'est pas un scoop, et justement ça permet la comparaison.

1 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Pas connaitre Boulet!?! Ça existe encore des gens ignare de la sorte!?! ;) ( taquine un peu… quoi que… Faut admettre que y a de quoi se demander de quel trou tu viens ^^;)

A propos des 8 pages rules, dommage qu'elles soient en anglais.

Anglophobe?

1 déc 2009

woulouf a dit :

Pour résumer, la “8-page rule”, c'est que 8 pages devraient être suffisantes pour présenter le monde dans lequel on se trouve, l'idée générale de là où on va, et un ou deux personnages auxquels le lecteur va s'identifier et donc s'intéresser. C'est évidemment empirique et çà correspond plus ou moins à la règle des 8'30'' des scénarios hollywoodiens (le moment où on bascule de la présentation vers le déséquilibre qui va créer le scénario). Cela s'applique évidemment plutôt aux histoires longues. Je pense que c'est généralement vrai: au bout de 6-10 pages, si on a rien pour se raccrocher, on décroche (elle est bonne, celle là…). C'est d'autant plus vrai sur internet où il a été montré que le surfeur moyen ne peut pas se concentrer plus de 5 minutes sur la même chose. Mais heureusement que le scénario n'est pas une science exacte et qu'il y a des exceptions: comme je l'ai dit plus haut, Projet 61 en est une (avec une jolie astuce: on s'attache à un personnage qui n'est en fait pas le personnage principal).

1 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Ça me rappel quelques romans d'ailleur où on s'attache à quelques personnages qui finissent par avoir un destin tragique pour ENSUITE présenté le personnage clé ( j'ai pas de titre en tête, mais je me rappel un roman qui passe environ le 1/4 sur la première victime d'une série de victimes d'un tueur en série, la surprise quand on lit qu'elle meurt hehehe ).

Pour ma part j'ai pas suivit cette règle, mais je penses surtout qu'ils faut garder le lecteurs avec des surprises et des rebondissements.

1 déc 2009

woulouf a dit :

ben, l'exemple type, c'est “Psychose” de Hitchcock, où on passe un bon quart du film sur la victime avant qu'elle ne se fasse zigouiller sous sa douche.

1 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Bravo tu m'as gâché le punch! >:o

( plus sérieusement j'ai jamais vue Psychose, mais son destin fatale est facile à devenir pour toute personne un tant soit peu cultivé hehe )

1 déc 2009

woulouf a dit :

damned! désolé. çà doit être cause de mon grand âge: je m'imagine que tout le monde l'a vu!

1 déc 2009

Gipo a dit :

8 pages ??? Wouaaa, petits pieds, hé ! Goscinny, il ne lui faut généralement que 4 pages pour lancer une aventure d'Astérix, souvent même 2 (surtout dans les débuts) et jusqu'à 8 ou 12 lorsqu'une longue introduction mérite attention (mais c'est très rare : Falbala, l'exilé Corse, les J.O., en Suisse. Et cette introduction représente une véritable petite histoire en elle-même).

Ceci dit, pour Projet 61, même si on ne voit pas vraiment où tout ça va nous mener, dès la page 2 ou 4, on sait que le chapitre de 56 pages va nous montrer une confrontation entre la gamine et les scientifiques. Et l'entrée en scène des enquêteurs se fait pile à la page 8. La règle est donc respectée. Pour UN chapitre ! Peut-être faudra t-il 8 chapitres pour démarrer véritablement la série ;) ? Ou alors envisageons la règle des “80 premières pages”, pour une BD lente à la manga ^^ ?

2 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Tiens tout ça me rappel les Simpsons où habituellement la fin à aucun liens avec le début, je reste toujours surpris de voir comment ils arrivent par partir du point A pour se retourner sur un 10 sous et finir avec un point M. :B

2 déc 2009

guarana a dit :

Bonsoir,

voici un lien vers le site des “coinceurs de bulle”, une école de BD si j'ai bien compris. Je vous encourage vivement à aller faire un tour, on apprends beaucoup, des explications et des méthodes a la fois académiques et utiles…

http://pagesperso-orange.fr/jjblain/new_site/acc/accueil.htm

Pourquoi proposer ce lien dans ce fil ? Parce que cette école propose un “discours” concernant l'ambiguité dessin/scénario, discours penchant davantage du coté du scénario, notamment par ces mots (de mémoire) “ne nous trompons pas ; le dessin sert simplement à mettre en valeur le récit” ou encore “la lisibilité [découpage/mise en page] est le point central et majeur d'une BD, le graphisme est secondaire”, etc…

Soit un discours parfaitement à inverse -mots à mots- , de celui que j'ai proposé dans ce fil, mais au moins c'est un discours, et mieux vaut avoir un “discours” ou un “parti pris” que pas du tout, comme quoi je suis bon joueur et ouvert sur la question. Les profs de cette école (qui je pense est assez sérieuse et sincère) disent que le défaut le plus courant chez les débutant est celui de trop se focaliser sur le dessin et le graphisme en oubliant le travail “scénaristique” de mise en scène, de découpage, de choix du cadrage, de lisibilité…Les débutant veulent faire d'emblé des récits long sans commencer par des petits gags ou des petit strips, étape pourtant nécessaire pour “mettre tranquillement le pied à l'étrier”. De plus, les débutants dessinent en essayant que leur dessin soit “joli” et perdent ainsi de vue que le dessin en BD a davantage vocation à être “lisible” que “joli”.

Je pense que tout cela mérite une discution, car cette vision pragmatique des choses, cette vision qui domine depuis quelque temps déjà (en France, pas au Japon ^^) est en contradiction avec notre vieille école belge ou le dessinateur était roi, par exemple le scénariste Goscinny n'était pas rémunéré par sa maison d'édition, celui-ci était payé de la main de ses dessinateurs -supérieurs hiérarchiques-, le métier de scénariste n'étant même pas reconnu. Or, du temps de cette vieille école, la production était féconde et fertile, les dessinateurs était bon, nous avions des BD de qualité, pas comme ces strip de merde d'aujourd'hui ou ces bd dessinés à l'arrache destinés à “divertir” ou au mieux “faire sourire” un public abruti et lobotomisé par la télé et la société de consommation. Pour faire une bonne BD, il faut de bon dessins, si on se contente de faire un dessin “lisible” mais superficiel, on obtient une BD de merde. point à la ligne. C'est ça, la vieille école !

désolé pour ce baratin, merci de l'avoir lu. bien à vous.

8 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Avoir un avis nuancé, c'est bien aussi. T'es un peu basique, limite cliché, quand tu décris « un public abruti et lobotomisé par la télé et la société de consommation ». C'est un lieu commun qui n'apporte rien. Cela limite un peu la réflexion, tu vois.

Le “travail scénaristique” dont tu parles a un nom: la narration; le dessin, comme le scénario, y sont inféodés.

Comme le narrateur oral va jouer sur son rythme, le ton et les inflexions de sa voix, sur les silences,… le narrateur graphique dispose d'un arsenal d'outils pour rendre son récit plus lisible, mais surtout, plus efficace: la mise ne page, en couleur, en image, en texte, etc.

Si un de ces outils est mal utilisé (négligence, paresse, ignorance) ou à contresens de l'ensemble, il détonne et dessert la narration1. Mais cela ne veut pas dire qu'un aspect ne peut pas être délaissé volontairement par le narrateur. Il n'est pas nécessaire d'avoir un dessin académique ou un scénario d'enfer pour faire une bonne œuvre, tant que l'ensemble est cohérent.

Pour rappel, petite citation de Boulet, extraite du commentaire du billet mentionné juste un peu plus haut:

Je soutiens toujours que la narration est plus importante que le scénario, et qu'on peut écrire une histoire passionnante de 500 pages sur le thème “j'ai perdu une chaussette” si on le raconte bien.

  1. Y'a qu'à voir avec la plupart des bds dites "interactives" ou les bd numériques où la narration est entravée par un greffon mal supporté (son, anim), ou par une transposition maladroite sur un autre support.

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Je pense que tout cela mérite une discution, car cette vision pragmatique des choses, cette vision qui domine depuis quelque temps déjà (en France, pas au Japon ^^) est en contradiction avec notre vieille école belge ou le dessinateur était roi

J'ai de la chance d'être québécois alors! :D *attend la baffe sur la gueule XD*

9 déc 2009

woulouf a dit :

Oui, enfin, un dessin sans scénario, çà s'appelle un… dessin. Comme un scénario sans dessin s'appelle un scénario. Une bande dessinée, c'est l'amalgame (au sens noble du mot) des deux. Fin du mode *enfonçage de portes ouvertes*

9 déc 2009

Fred_Boot a dit :

“Je soutiens toujours que la narration est plus importante que le scénario, et qu'on peut écrire une histoire passionnante de 500 pages sur le thème “j'ai perdu une chaussette” si on le raconte bien.”

Après l'auto-fiction, l'auto-référencement, le monde des blogs bd découvre le nouveau roman. Préparez les euphorisants, on s'apprête à entrer dans une zone de chiantitude maximum.

Au secours.

Frédéric Dard se décrivait comme un écrivain “forain”, un auteur qui disait à ses lecteurs “Allez les mecs, je vais vous montrer du pays.” Mort il y a près de 10 ans, et pourtant bien plus vivant. Plutôt que de vivre dans un bocal, suivons son esprit.

9 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Je soutiens toujours que la narration est plus importante que le scénario, et qu'on peut écrire une histoire passionnante de 500 pages sur le thème “j'ai perdu une chaussette” si on le raconte bien.

Le “nouveau roman” n'est qu'une des voies soutenue par la première partie de l'affirmation, que la seconde donne en exemple. Mais on peut aussi adopter celle des block-busters américains: une débauche d'actions, de rebondissements, avec un scénario qui tient sur un timbre-poste, et l'affirmation reste vraie: la narration est plus importante que le scénario. Et on ne s'ennuie pas.

…à moins qu'il ne s'agisse d'un ennui intellectuel, mais alors, pourquoi se plaindre du nouveau roman ? ;)


Le meilleur scénario du monde ne peut sauver une mauvaise narration. L'inverse est-il vrai pour autant, comme Boulet (et moi-même) le soutenons ? Qu'est-ce qu'un bon ou un mauvais scénario, tant qu'il n'est pas mis en œuvre ? Le cas du film Psychose et de son remake (et de tout remake en général) peut-il nous venir en aide pour mettre en évidence l'importance de la narration et l'immatérialité du scénario sans elle ?

9 déc 2009

Fred_Boot a dit :

Enfin bon, pour illustrer son propos Boulet racontait l'histoire d'une porte tenue ouverte.

Je bande.

9 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Ce n'est pas l'histoire de la porte tenue ouverte qui est racontée. Ça, c'est le point de départ. C'est plutôt celle d'un homme aux prises avec ces situations embarrassante qu'on a déjà tous connu. C'est très différent :)

D'accord, ce n'est peut-être pas transcendantal, mais cela doit-il systématiquement l'être ?

9 déc 2009

Fred_Boot a dit :

Ben ce serait bien de tenter de s'en approcher parce que c'est vraiment la misère.

9 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

On pourrait tous être des génies, ou des grands artistes au moins. Mais on habite pas en utopie :)

9 déc 2009

louis16art a dit :

Le cas du film Psychose et de son remake (et de tout remake en général) peut-il nous venir en aide pour mettre en évidence l'importance de la narration et l'immatérialité du scénario sans elle ?

L'image est bonne mais elle devient vertigineuse lorsqu'on de mise en scène théâtrale par exemple. D'un même texte, on peut en tirer une valise d'interprétations différentes. Exemple concret, le Misanthrope de Molière : selon le metteur en scène cette pièce peut être perçu comme une farce, comme une oeuvre grave et austère…

9 déc 2009

guarana a dit :

doc “c'est un lieu commun qui n'apporte rien”. C'est bien connu ; la société de consommation s'accompagne d'un appauvrissement culturel. Les lecteurs/consommateurs sont pour quelque chose dans cet appauvrissement. Si le lecteur se désinteresse et se désensibilise petit à petit à l'Art (à cause de tous ces “lieux commun”), il est normal que les professionnels, les auteurs, s'adaptent en se raccrochant à ce qui reste ; le gag, le strip, le truc “pas prise de tête”, “lisible”, le scénar qui accroche direct… comme le sucre dans le coca. En fait, “lisible” est un bien grand mot ; on a vite fait de le confondre avec “superficiel” parce que ça nous arrange.

Quand à Boulet, il est normal qu'il ait ce point de vue car c'est avant tout un scénariste, ça se voit, il aime l'enchainement des cases, l'humour, les situations cocasses, etc…Et il n'est pas mauvais dessinateur pour autant, loin de là. Mais je pourrais te citer en contrepartie l'opignon de tous les “vrais” dessinateurs de notre vieille école, Hergé, Franquin, Uderzo, Peyo, Dutilleux, Derib…Cette bande de dessineux étaient mu par une inspiration collective, ils avaient le soucis de faire des jolis bonsommes qui se tiennent et de les mettre en espace. Il en découlait des univers “consistant” dans lesquels le lecteur pouvait plonger et rêver. L'histoire, quant à elle n'était que le moyen pour tirer le meilleur parti des dessins, la meilleure façon de les exploiter, si vous préférez.

Les choses ont bien changés, il n y a de moins en moins d'artistes aujourd'hui, c'est une évidence. Pour trouver des artistes et pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent, les gamins n'ont d'autre choix que de se tourner vers le manga…Un segment de marché dans lequel nous ne faisons malheureusement pas le poids avec notre Lanfeust quest.

IL NOUS RESTE LA BONNE VIEILLE ECOLE ! Celle qui a fait ses preuves. N'ayons pas peur de faire des expériences, sans chercher à devenir “professionnel” ou “crédible”, essayons de proposer, au moins sur ce site, du “contenu”. Privilégions le fond plutôt que la forme, quitte à perdre un peu en lisibilité ou en crédibilité.

A moyen terme, ce travail portera ses fruits.

Retrouvons notre inspiration collective : DES PETITS BONSOMMES SUR PIED MIS EN ESPACE ! C'est dur ? Bah, si on s'inspire les uns des autres, ce n'est sans doute pas si insurmontable que ça.

D'ailleurs, je souhaite créer un blog sur ce site ou le but sera de créer des “petits bonsommes sur pieds”, je n'y arriverais pas tout seul, et vous non plus, alors je vous donne rendez vous, à tous les artistes qui ont encore la foi, sur ce futur blog (je supprimerais mon webco actuel pour ne pas prendre de l'espace d'herbergement pour rien)

9 déc 2009

Gipo a dit :

Tu mélanges pas mal de choses, là, je trouve…

“la société de consommation s'accompagne d'un appauvrissement culturel” : prouve le !

“Il y a de moins en moins d'artistes” : ridicule, non fondé, arbitraire.

“dessineux” : je n'y comprends plus rien : ce terme désigne les dessinateurs amateurs ? ou les dessinateurs tout court ?

“IL NOUS RESTE LA BONNE VIEILLE ECOLE ! Celle qui a fait ses preuves. N'ayons pas peur de faire des expériences” : n'y aurait-il pas là comme une contradiction ? ;)

“DES PETITS BONSOMMES SUR PIED MIS EN ESPACE !” : kézaco ? Des bonshommes fil-de fer ?

“je vous donne rendez vous, à tous les artistes qui ont encore la foi” : après la sieste, alors…

9 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

J'allais le dire: beaucoup de confusion (et quelques énormités). Et au final, je ne sais pas où tu veux en venir: tu déplores la perte d'artistes (du dessin ?) et tu veux encourager le travail sur le fond plutôt que sur la forme ? C'est pas très clair tout ça.

N'oublie pas de mettre l'opinion de tous tes “vrais” dessinateurs avec celle des “vrais” scénaristes de la même époque, hein. Pas de favoritisme.

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

“l'opignon […] bonsommes”

Huhuhuhu ( mal placé pour rigoler mais je m'en sac…. )

Les choses ont bien changés, il n y a de moins en moins d'artistes aujourd'hui, c'est une évidence. Pour trouver des artistes et pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent, les gamins n'ont d'autre choix que de se tourner vers le manga…

Merci je viens de m'étouffer avec mon café. Effectivement il est ÉVIDENT que le MANGA est la seule porte de sortie ( notez le sarcasme messieurs, dames ).

IL NOUS RESTE LA BONNE VIEILLE ECOLE ! Celle qui a fait ses preuves. N'ayons pas peur de faire des expériences, sans chercher à devenir “professionnel” ou “crédible”, essayons de proposer, au moins sur ce site, du “contenu”. Privilégions le fond plutôt que la forme, quitte à perdre un peu en lisibilité ou en crédibilité.

Tu parles de vieille école et après d'innover, faut se brancher ein. ^^; D'une part je suis d'accord avec le fait de faire des expériences, le tout sans cherche à devenir 'pro' ou 'crédible' ( j'ai tendance à dire que les gens voulant trop devenir 'pro' ou voulant trop se faire publier se tire une balle dans le pied en voulant remplir des 'pré-requis' pour être publiable au risque de se sacrifié soi-même ( une espèce de prostitution artistique de mon point de vue ).

Je sais pourquoi, mais plus je lis tout les posts qui sont publié sur ce forum plus je me dit que les gens pensent en blanc ou en noir, c'est soit tout ça ou rien de ça, tout est mis dans le même panier et ce genre de vision du genre à devoir suivre des espèces de protocole me fait rigoler un brin.

Mais bon, chacun à droit à son opinion et je commence de plus en plus à me dire que ce sujet mène nul part. ^^;

P.S.: Bordel chaque fois que j'écris un truc, je me fais rattraper par d'autre qui disent des trucs beaucoup plus brillant, +1 pour Gipo. XD

9 déc 2009

Mac_Oneill a dit :

tous les “vrais” dessinateurs de notre vieille école, Hergé, Franquin, Uderzo, Peyo, Dutilleux, Derib…Cette bande de dessineux étaient mu par une inspiration collective, ils avaient le soucis de faire des jolis bonsommes qui se tiennent et de les mettre en espace. Il en découlait des univers “consistant” dans lesquels le lecteur pouvait plonger et rêver

donc il suffit d'un joli perso et d'un joli decor pour avoir tout de bon , je vais de ce pas dire a Raoul Cauvin et a Corteggiani que ca fait des années qu'ils bossent pour rien alors , ils vont etre ravis !!!

au passage tu sous entend donc que Goscinny a servit a rien a Uderzo donc … quand on lit les asterix signés Uderzo seul c'est pas l'impression que ca donne XD

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Oubli pas de citer tes dires ein Mac'. ;)

9 déc 2009

guarana a dit :

Oui il y a une contradiction entre “vieille école” “expérimentation” mais bon j'essaye d'être synthétique alors il faut lire un peu entre les lignes. Les deux phrases évoquent deux idées différentes qui n'ont rien à voir l'une et l'autre.

Doc, “N'oublie pas de mettre l'opinion de tous tes “vrais” dessinateurs avec celle des “vrais” scénaristes de la même époque” Il n'y avait pas de “vrai” scénariste à l'époque pour la simple raison que ce métier n'existait pas. Goscinny était juste un electron libre qui vagabondait dans les couloirs de pilote à la recherche de dessinateurs qui voulaient bien de ses gag…et d'ailleurs, lui même considérait ses scénarios comme des prétextes : “pour moi l'histoire n'est qu'un prétexte pour créer des gags”.

Ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit comme quoi le scénar ne sert à “rien”. Je ne l'ai même pas sous-entendu.

Ou je veux en venir ? Au départ c'était juste un coup de gueule, puis ensuite j'ai pensé que ce discours aurrait pu faire écho… Crazy cat : “c'est quoi les petits bonsommes sur pied ?” C'est un concept de la vieille école.

9 déc 2009

Gipo a dit :

“Goscinny était juste un electron libre qui vagabondait dans les couloirs de pilote à la recherche de dessinateurs qui voulaient bien de ses gag” Ah ah ah ah ! Là, c'est trop énorme : Goscinny faisait partie de l'équipe qui a CRÉÉ Pilote ! Il en a rapidement été l'un des premiers rédac-chef ! C'est LUI qui choisissait les dessinateurs et les scénaristes qui allaient travailler dans le journal !

Et, au passage, lorsque Goscinny travaillait à la “World Press”, rue des Champs Elysées, des années auparavant, il dessinait et n'attendait pas “vagabondant dans les couloirs de l'entreprise, comme un électron libre, à la recherche de dessinateurs qui voulaient bien de ses gag”, comme tu le dis.

Je ne sais pas quel âge tu as, et moi-même je n'étais pas né à l'époque où a été créé Pilote, mais avant d'affirmer quelques grosses bêtises (de Camaracum), informe-toi un peu. C'est vrai que Goscinny a quasiment inventé le “métier” de scénariste autonome, mais pas chez Pilote !

Une excellente biographie de René Goscinny

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit[…]

Crazy cat : “c'est quoi les petits bonsommes sur pied ?” C'est un concept de la vieille école.

Je retourne la remarque, je vois pas où j'ai dis ça et le rapport d'ailleurs.

9 déc 2009

Mac_Oneill a dit :

Crazy cat : “c'est quoi les petits bonsommes sur pied ?” C'est un concept de la vieille école"

C'est magnifique parce que ca repond meme pas a la question que GIPO a posée , à savoir , c'est quoi le concept ? :D

9 déc 2009

guarana a dit :

gipo : ici http://pagesperso-orange.fr/jjblain/new_site/art/goscinny/index.htm

crazy cat : me suis trompé, c'était pour répondre à gipo.

voila un bonhomme en pied

9 déc 2009

Mac_Oneill a dit :

c'est ecrit qu'il a crée Pilote pas qu'il deambulait dans les couloirs :D

Dans les années soixante, il avait créé Pilote et, à partir de ce journal qui pour lui était un être vivant, il avait inventé la bande dessinée telle que nous l’a lisons aujourd’hui (…).

et un joli bonhomme dans un joli decor c'est une illustration , pas une BD :D

( puis sans deconner , c'est du chara design ton truc de bonhomme en pied , tout dessinateur fait ca , meme au japon alors vient pas balancer que c'est un vieux concept … c'est le travail preliminaire a toutes BDs ou anime , C'est pas LA BD en elle meme )

9 déc 2009

Gipo a dit :

Oui, c'est bien ce que j'imaginais : “un portrait en pied”, c'est la représentation d'une personne, dans son intégralité, des pieds à la tête. Mais quel rapport avec un projet de BD ? On fait tous ça, pour étudier nos persos… ???????????

Je rappelle ta phrase :

Retrouvons notre inspiration collective : DES PETITS BONSOMMES SUR PIED MIS EN ESPACE ! C'est dur ? Bah, si on s'inspire les uns des autres, ce n'est sans doute pas si insurmontable que ça.

9 déc 2009

guarana a dit :

mac oneil lis un peu plus l'article. Je l'ai lu en entier, moa.

tu as sous les yeux le gabarit de johan de la BD “johan et pirlouis”

gipo : (je rajoute vu que j'ai vu ton post après) on fait tous ça pour “étudier” nos perso, peut être, mais dans l'expression bonhomme en pied, je fais surtout allusion au bonhomme dans son “cadrage”.

9 déc 2009

Mac_Oneill a dit :

J'suis pas debile et j'ai lu et j'attend que comme moi tu mettes une citation qui justifie ton opinion sur les deambulations de goscinny dans les couloirs ! parce que j'ai vu ca nul part

hmm et tu comptes sauver la BD a coup de chara design ??? c'est ca ???

9 déc 2009

Gipo a dit :

Attends attends… Tu veux dire une BD “à l'ancienne” avec les personnages marchant sur la bas de la case (chose que j'adore, je l'ai déjà dit ici-même, il y a peu), comme le faisaient Greg, Franquin, Peyo, etc… ?

C'est très bien, mais ça exige un style adapté. Faire ça avec les X-men, Les passagers du vent ou Naruto, ça ne le ferait vraiment pas… :/

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Attendez là je suis confus, tu dis que quand tu fais un personnage ( avec exemple de Johan et Pirlouis ) tu fais du cadrage.

Dit ainsi c'est comme dire quand je fais cuire un œuf je fais du ménage.

Le cadrage c'est une chose ( plan américain, plan rapproché, etc… ) et les personnages c'est autre chose.

( puis sans deconner , c'est du chara design ton truc de bonhomme en pied , tout dessinateur fait ca , meme au japon alors vient pas balancer que c'est un vieux concept … c'est le travail preliminaire a toutes BDs ou anime , C'est pas LA BD en elle meme )

J'ai cru noté lors d'une exposition du british museum que c'était passablement aussi la technique utilisé par les scribes égyptien pour faire leur personnages ( ce qui me surprend de voir que cette technique soit si âgé ).

C'est très bien, mais ça exige un style adapté. Faire ça avec les X-men, Les passagers du vent ou Naruto, ça ne le ferait vraiment pas… :/

Ça me rappel un entrevue entre Tristan Demers et Midam où ce dernier disait ne pas être capable de faire des plans complexe pour Kid Paddle ( plongé, contre-plongé, etc… ).

9 déc 2009

Mac_Oneill a dit :

Attend attend… Tu veux dire une BD “à l'ancienne” avec les personnages marchant sur la bas de la case (chose que j'adore, je l'ai déjà dit ici-même, il y a peu), comme le faisaient Greg, Franquin, Peyo, etc… ? C'est très bien, mais ça exige un style adapté. Faire ça avec les X-men, Les passagers du vent ou Naruto, ça ne le ferait vraiment pas… :/

Naruto facon black et Mortimer XD

Wolverine face a Hulk mode Peyo !!!! XD

9 déc 2009

guarana a dit :

mac, “tu comptes sauver la BD a coup de chara design ??? ” moui, on peut le résumer comme ça.

pour Goscinny, c'était une façon de parler, bien sur, halala…ça fait allusion au passage sur la lettre type que Gos envoyait aux dessinateurs : “au dessinateurs qui voulaient bien de lui !”. ça veut tout dire.

9 déc 2009

Mac_Oneill a dit :

au dessinateurs qui voulaient bien de lui !”. ça veut tout dire.

c'etait de l'humour et du cynisme ! c'est pas a prendre au premier degres …

si tu comptes faire que du chara design , fais de l illustration … c'est un autre metier !

illustrateur et dessinateur Bd ( Bedeiste ) sont 2 professions differentes !

@Gipo : je pensais plus au style graphique de black et mortimer qu'a la facon de marcher sur la case ;)

9 déc 2009

Gipo a dit :

Mac_Oneill > Ah non… J'avais un doute et je viens de vérifier, mais E.P. Jacobs, bien que très classique et datant de l'époque d'Hergé, n'utilisait pas cette habitude pour “Blake et Mortimer” (ni Jacques Martin pour Alix).

Ce qui prouve que cette technique reste concentrée à un style de BD comique très précis : “Petit Spirou” oui, mais quasiment jamais chez Titeuf, par exemple… (il est dessiné en entier mais ne marche pas sur le bas de la case)

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Naruto facon black et Mortimer XD

Wolverine face a Hulk mode Peyo !!!! XD

Marvel racheté par Disney? :B ( clin d'œil d'actualité )

mac, “tu comptes sauver la BD a coup de chara design ??? ” moui, on peut le résumer comme ça.

Va falloir que tu m'expliques en quoi le chara design va sauver la BD parce que là vraiment je crois que tu ma perdu à 'Certains[…]' sur cette discution.

9 déc 2009

guarana a dit :

gipo : oui c exactement ça, les bonhommes qui marchent sur le bord de la case ! c'est dans cet “esprit” que j'entendais le “cadrage”. Mais c'est pas forecément le bord de la case, le cadrage à l'ancienne est généralement une très très légère plongé avec tes tas de petits bonhommes dans la même case.

Astérix peut se résumer ainsi : une ribambelle de petit gaulois en pied ! ^^

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Je répète ma question ( parce que tu sembles éviter les question auquel tu sais pas quoi répondre si aisément ), en QUOI ça sauverait la BD, je veux dire tu inventes rien, tu innoves rien, tu fais que parler d'une façon de faire ou je sais trop, le chara design, c'est partout pour tous, sitôt que tu fous un personnages, que se soit en BD, en illustration en pub ou en conception d'une pub de toilette avec odeur de rose du Panama quand tu flush ).

Astérix peut se résumer ainsi : une ribambelle de petit gaulois en pied ! ^^

J'en connais un qui doit venir de s'étouffer avec ses vers en lisant ça.

9 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Il n'y avait pas de “vrai” scénariste à l'époque pour la simple raison que ce métier n'existait pas.

Tu sais, pour l'administration, “coloriste” n'existe pas davantage à l'heure actuelle.

lui même considérait ses scénarios comme des prétextes : “pour moi l'histoire n'est qu'un prétexte pour créer des gags”.

Attention à ne pas confondre scénario et histoire.

oui c exactement ça, les bonhommes qui marchent sur le bord de la case !

Tout ça pour ça ?

9 déc 2009

Gipo a dit :

“au dessinateurs qui voulaient bien de lui !”

Il ne faut pas confondre “scénariste au chômage” avec la modestie et la délicatesse légendaire d'un homme qui doutait toujours de lui. Il préférait s'exprimer ainsi que d'avouer que tout le monde aurait voulu un scénario de lui ;) !

Un exemple, parlant de sa jeunesse :

“Oui, bien sûr, je faisais des petits dessins dans les marges de mes cahiers. J'avais un copain, lui, c'était des chiffres qu'il dessinait dans ses marges. Il est devenu éditeur. Ah oui ! En classe, j'avais fait un journal que j'étais seul à composer et illustrer. J'étais d'ailleurs assez seul à le lire aussi (…)”

9 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Hahaha j'adore son humour.

Il ne faut pas confondre “scénariste au chômage” avec la modestie et la délicatesse légendaire d'un homme qui doutait toujours de lui. Il préférait s'exprimer ainsi que d'avouer que tout le monde aurait voulu un scénario de lui ;) !

Remarque tout artiste qui se respecte doit toujours douter de soi-même avant tout. Ceux qui ne le font pas et s'assoit sur leur lauriers vont souvent ( pas toujours, malheureusement de mon point de vue ) frapper un mur.

oui c exactement ça, les bonhommes qui marchent sur le bord de la case !

Tout ça pour ça ?

Je dirais plus 'tout ça pour 'quoi' ?

9 déc 2009

Gipo a dit :

“Astérix peut se résumer ainsi : une ribambelle de petit gaulois en pied ! ^^”

C'est plutôt les Schtroumpfs ^^ ! Mais je vois ce que tu veux dire, et moi aussi j'ai toujours aimé ça. D'ailleurs dans une interview, Uderzo avait expliqué qu'il avait choisi de dessiner des jambes très courtes pour que les personnages puissent être dessinés en entier dans la case : il gagnait ainsi de la place. Un choix artistique dû à une nécessité pratique, quoi ! ça m'avait époustouflé ! (mais il ne se contentait pas de ça : lorsqu'il le fallait, Uderzo construisait des plongées ou contre-plongées impressionnantes ! L'arrestation des 2 gaulois par les romains dans l'entrée d'un bâtiment au sol en rosace, dans “Les lauriers de César”, par exemples… @.@)

Ceci dit, si toi aussi tu apprécies ce type de BD, rien ne t'empêche de donner l'exemple ;) ! Si ça plait, tu seras copié… Pas la peine d'imposer ce style à tout le monde !

10 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

D'autant que pour convaincre, il vaut mieux une argumentation qui tienne un tant soit peu la route.

10 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Quel argumentation? B)

10 déc 2009

guarana a dit :

crazy cat : en quoi ça sauverait la bd ?

je pense qu'une tradition s'est perdue. Ce fameux cadrage, implique une mise en espace des personnages. Les personnages, lorsqu'ils sont en pieds, impliquent qu'ils reposent sur un “sol”. la délimitation de ce sol pose un problème, car elle est nécessaire pour partager complêtement et “correctement” la case. Ce problème a conduit les dessinateurs à trouver des “astuces” parfois très comlexes. Faire marcher le perso sur le bord de la case en est une. Grâce à ce type d'astuce -si merveilleuse, effectivement- les bonhommes sont représentés dans un espace (l'espace de la case) “partagé” sans “ambiguité” (exemple avec les perso qui marche sur le bord de la case : l'ambiguité de dessiner la délimitation du sol n'est pas car la case est confondu avec le sol). Il résulte de cette tradition graphique une sorte de “suggestivité” qui rend l'univers présent, qui rend le produit qualitatif.

tout ça pour ça.

10 déc 2009

guarana a dit :

Doc ; tu as bon dos de critiquer mon “argumentation”. Mais tu sais, ce n'est pas évident de se faire comprendre sur un forum. Alors un peu de bonne volonté STP.

10 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Crois-moi, guarana, j'en suis passé par là. Tu as bon dos de critiquer le forum, qui n'a qu'une toute petite part de responsabilité dans cette difficulté de communication.

Le problème je pense vient de l'opposition dessin/scénario que tu as présenté au début, qui n'a pas lieu d'être, et surtout, qui n'a aucun rapport avec le choix de cette “tradition graphique”, qui n'est qu'une option pour renforcer la narration.

D'autres récits ne supporteront pas ce genre de cadrages, et la narration pâtirait de ce choix graphique. D'où il n'y a pas de supériorité de l'un sur l'autre. Le cadrage en pied apporte son lot d'avantages, comme d'autres cadrages offrent d'autres avantages.

10 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Le hic c'est que une case c'est pas une case, un murs, une délimitation, ce que certain artiste actuel on pris conscience et on décider d'expérimenter et de développer sur différent chemin.

Condamne tu les gens d'essayer d'autres trucs et de leur dire que ce qu'ils font est pas correct.

Je te recite:

N'ayons pas peur de faire des expériences[…]

La b.d. c'est comme n'importe quoi, la mode, la littérature, y a des 'modes', des 'courants', des trucs qui sont plus 'in' à un moment comme à un autre. Va voir une bande de punk sur le bord de la rue et demande leur de lire l'intégralité des ouvrages de Molière ils vont surement t'envoyer chier, ce dernier est t'il mauvais pour autant, non. Mais ce qui se fait de différent non plus. Tu privilégies ce style, alors go, mais va pas dire que tu va sauver le montre de la BD qui s'effondre devant la médiocrité de ses ouvrages c'est insultés tout le monde ici et que vue le quota de popularité de certain doit pas être si médiocre que ça. Je veux dire merde j'ai l'impression que quelqu'un essaye de me faire gober que si je régresse pas de 60 ans en arrière je suis hors du coup. Je sais pas, ça sonne bizarre dans ma tête, j'ai peut-etre tors je sais pas….

Doc ; tu as bon dos de critiquer mon “argumentation”. Mais tu sais, ce n'est pas évident de se faire comprendre sur un forum. Alors un peu de bonne volonté STP.

Recherche, documentation, analyse de l'information, utilisation de ses informations pour argumenter ses arguments, y a rien de chinois, arrête d'utiliser le forum comme prétexte que ça te faire dire n'importe quoi c'est ridicule! Faudrait avoir de la bonne volonté pour admettre qu'on se gourre dans ce qu'on dit et savoir s'ajuster pour être plus crédible avec des arguments de poid. ;)

10 déc 2009

guarana a dit :

mais la vous êtes de mauvaise foi. la preuve : vous savez trrréééés bien qu'un sujet de forum ça part sur un truc et ça finit sur un autre truc. C'est comme ça… Et vous m'accusez que mon discours n'a aucun rapport entre le début et la fin, ce qui est logique et normal vu que j'essaie de répondre comme je peut a droite à gauche sur un aspect ou sur un autre. C'est trop facile de faire des recoupements de “tu as dit ceci et maintenant tu dis cela, ça n'a aucun sens, tu essaye de nous faire gober ceci ou cela.”

Je n'essaye de rien faire gober du tout à personne, je suis mal placé pour critiquer quiconque ici, j'essaye simplement de suciter le “débat d'idée”, et un débat d'idée ça ressemble à une confrontation, c'est normal, ça s'appelle un débat contradictoire comme en politique, tout ça pour faire en sorte que nous partagions les difficultés qui sont les notres.

10 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

Il y a néanmoins moyen de rester cohérent, et de ne pas contredire dans un post ce qu'on a dit dans le précédent.

« Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément » Nicolas Boileau

Un forum n'est pas un chat. Tu as le temps de te relire, de reformuler des phrases, des paragraphes entiers, de développer des points, d'en raccourcir d'autres, jusqu'à devenir limpide, et à avoir une argumentation solidement construite.

Si tu passes trop de temps à t'éditer à ton goût, c'est peut-être alors que tes idées ne sont pas assez claires pour toi-même ? Comment dès lors espérer les transmettre à d'autres ?

10 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

C'est trop facile de faire des recoupements de “tu as dit ceci et maintenant tu dis cela, ça n'a aucun sens, tu essaye de nous faire gober ceci ou cela.”

C'est trop facile de rejeter la faute sur autre chose que soit même aussi remarque. B)

+1 pour Folaweb

10 déc 2009

Un visiteur (Christian Creseveur) a dit :

La qualité du dessin nous accroche; l'absence de scénario nous décroche.

19 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

C'est joliment dit. :)

19 déc 2009

vinke a dit :

Ouais j'avoue c'est bien trouvé. C'est vrai que quand on ouvre une bd la première chose qui nous donne envie de lire c'est le dessin. Et quand on commence à lire il faut que l'histoire soit à la hauteur sinon c'est pas la peine. C'est comme quand qu'on commence à parler à une jolie fille et qu'on se rend compte qu'elle a rien dans la tête, ça donne pas envie de continuer avec. lol

Les bd qui sont bien sont celles qui ont un scénario et un dessin au top. ça rend pas bien de privilégier l'un ou l'autre c'est mieux quand les deux sont bien travaillés pour faire une bd réussie.

21 déc 2009

NicamShilova a dit :

Cependant, un dessin accrocheur est fortement recommandé si le scénario dépend fortement du graphisme (les histoires sans paroles comme Barbichu en sont le plus grand exemple). Par contre, un tel scénario doit contenir une mise en scène qui donne envie de continuer à lire sinon, même si le dessin est très attrayant, les lecteurs seront peu motivés à suivre l'histoire et vont vite laisser tomber.

21 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

“C'est comme quand qu'on commence à parler à une jolie fille et qu'on se rend compte qu'elle a rien dans la tête, ça donne pas envie de continuer avec. lol”

L'histoire de ma vie ça! XD

21 déc 2009

Dr_Folaweb a dit :

ça rend pas bien de privilégier l'un ou l'autre c'est mieux quand les deux sont bien travaillés pour faire une bd réussie.

Le dessin, le scénario, mais aussi la couleur ! (et la mise en scène, le cadrage, l'éclairage, la qualité du papier, l'objet livre ou la page web autour des planches, la navigation,…). Tout compte.

21 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Le dessin, le scénario, mais aussi la couleur !

De ta part c'est pas surprenant de lire cela hahaha.

Tout compte sauf la paye de l'artiste, ça le lecteur s'en tape ( nah juste que je penses à tout ces gens qui pensent que si tu es moindrement populaire en b.d. tu es fortuné à rouler en BMW avec un martini dans une main et les nanas dans l'autre ( comment tu roules bah facile tu as ton chauffeur désigné oui môsieur! ) bref, je trouve ça plutôt rigolo comme mentalité.

Remarque, je me trompe peut-être, mais je suis pas sûre que même en étant un artiste très connue et populaire que l'on soit noyé sous la fortune. ^^;

22 déc 2009

guarana a dit :

crazy cat : he bien figure toi que j'ai une anecdote à propos de ça. Il est vrai que la plupart des auteurs ne roulent pas sur l'or, mais j'ai un amis journaliste à France télévision qui a fait il y a quelques années un reportage sur Uderzo. Il habite actuellement un chateau dans le nord de la France (je sais plus quelle région) et môssieur roule en Ferrari, car “il adore les belles voitures”. Autre exemple plus parlant ; savais tu que Masashi Kishimoto (l'auteur de Naruto) possède une telle fortune qu'il est la deuxième personne la plus imposé de tout le Japon. (source wikipédia).

22 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

he bien figure toi que j'ai une anecdote à propos de ça. Il est vrai que la plupart des auteurs ne roulent pas sur l'or, mais j'ai un amis** journaliste** à France télévision qui a fait il y a quelques années un reportage sur Uderzo. Il habite actuellement un chateau dans le nord de la France (je sais plus quelle région) et môssieur roule en Ferrari, car “il adore les belles voitures”.

Autre exemple plus parlant ; savais tu que Masashi Kishimoto (l'auteur de Naruto) possède une telle fortune qu'il est la deuxième personne la plus imposé de tout le Japon. (source wikipédia).

Oui parce que le japon roule sous la fortune et se promène tous en austin martin, je veux dire, faut regarder le contexte aussi hehe ( et se baser sur wikipédia ( même si je le fais souvent moi-même ) est un risque à prendre, c'est comme prendre pour du cash ce que ton voisin te dit peut importe ce qu'il va dire, faut faire attention ).

Et pour finir, ah oui 2 personnes sur 6 milliards de personnes, une asti de bonne moyenne dit donc! Où est qu'on signe!?!

Anyway, je suis sûre que on pas juste eux à faire de la b.d. pour avoir tout cela, y a une grosse part de 'démerdage', de trucs à côté et de bon coup au bon moment pour finir ainsi.

De plus, ça veut pas plus dire que les gens s'en tape pas qu'ils fassent fortune tes 0.2% d'artistes huhu.

22 déc 2009

Johnney a dit :

Et c'est à peu près normal, que quand sa BD est traduit dans à peu près 100 langues, qu'ils y a des adaptations animé et live, des jeux vidéos, des toutous, un parc d'attraction, et j'en passe ; que l'ont puisse rouler en Ferrari.

Tristan Demers aussi est capable de vivre en dessinant, mais il a pas un aussi beau rythme de vie.

23 déc 2009

Crazy_Cat a dit :

Mais, Tristan n'as pas fait que ça ( il fait de l'animations dans les écoles, produits dérivé, cours, émission télé, etc… ).

Et c'est à peu près normal, que quand sa BD est traduit dans à peu près 100 langues, qu'ils y a des adaptations animé et live, des jeux vidéos, des toutous, un parc d'attraction, et j'en passe ; que l'ont puisse rouler en Ferrari.

Faut pas juste qu'ils soient traduit par exemple, faut que ça vendent aussi ( parce que si les gens gobent ce que tu écris tout les enfants vont commencer à traduire leur b.d. en plein de langue, genre japonais, anglais, japonais ( oh je l'ai déjà dit ;) ).

23 déc 2009

Johnney a dit :

Bon alors je rajoute : “vendu à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires” :P

23 déc 2009

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