Bruits de couloir

Quelle mise en page pour le Web ?

Publié par JiF. 8 mai 2007.

Nous avons vu que les dimensions d'une planche publiée sur Internet devaient prendre en compte les définitions d'affichage les plus courantes.

Malheureusement, si vous aviez conçu vos planches de manière traditionnelle dans le secret espoir de les publier un jour dans un bel album… Une fois réduites à une largeur de 700px (idéale pour la plupart des affichages), vos textes deviennent illisibles et les petits détails de vos splendides dessins disparaissent dans les méandres des pixels.

Alors que faire ? Il va falloir repenser la mise en page !

Le mieux est bien entendu d'appliquer ces conseils dès la conception. Mais si votre grand-oeuvre de 48 pages existe déjà et que vous tenez à la diffuser sur Internet, cela reste possible en faisant le deuil de vos compositions en planche et double-planche.

Plusieurs solutions ont fait leurs preuves, que l'on peut organiser en deux grandes familles :

  • celles qui nécessitent des compétences multimédia (par exemple en Flash) ;
  • les autres qui sont réalisables avec un simple logiciel de retouche d'images.

Interactivité et multimédia

Illustre raconteur, talentueux dessinateur, vous maitrisez également les outils modernes tels que Flash ? Vous pouvez alors mettre vos vignettes en scène :

  • soit en proposant un module de lecture virtuelle, pour respecter l'intégrité de votre composition traditionnelle. C'est la solution adoptée par Dargaud pour son site Read-box
  • soit — mieux — en (re)pensant votre création en y intégrant le son, l'animation, voire l'interactivité. Si vous êtes suffisamment doué, votre récit gagnera dans ces artifices ce qu'il aura perdu dans son passage au “virtuel”. Le Tueur ou L'Oreille Coupée montrent à quel point ce type de conte multimédia peut se révéler efficace.

Retouche d'image tout simplement

Mais il est possible d'obtenir un résultat tout à fait probant sans pour autant être un virtuose du multimédia. Il suffit pour cela de recomposer vos vignettes sur un schéma qui pourra être :

  • horizontal : de courts strips tenant sur un écran ou de longues bandes à faire défiler horizontalement. The 10 Commandments of Simon constitue un très bon exemple ;
  • vertical : déployez les vignettes les unes sous les autres à volonté, il est si simple de scroller verticalement sur une page Internet ! Les coréens ont fait de ce format un véritable standard, limitant la largeur des planches à 600px ;
  • en infinite canvas. Cette solution — prônée par Scott Mc Cloud — consiste à faire suivre le récit sur une surface virtuellement illimitée aussi bien verticalement qu'horizontalement. Mieux vaut toutefois que votre récit puisse se suivre dans une seule direction à la fois. When I am a king est sans aucun doute le plus bel exemple de cette solution.

Enfin, reste la solution de n'afficher qu'une vignette par planche. Cette solution ne semble se justifier que si les images sont vraiment très contemplatives. La plupart du temps cela concernera plutôt des moments-clé du récit que le récit dans sa totalité.

Publié dans définition, mise en page et conseil.

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